dimanche, avril 22, 2007

L'enfant prodigue

Non manman
Ouvre-toi

Je suis plus
Rien d'autre encore

Plus rien d'autre
Que ce ruisseau
S'approchant
Timidement
Jusque vers
Les eaux feeriques
De ta mer claire, limpide, et douce

Oui

Ce rayon brumeux, pale, et frele
S'avancant honteusement
Jusque vers les velours
Du soleil de ton sourire
O combien attirant !

Cet oiseau volatile
Vagabond, et stupide
Dont le coeur chagrine
Cherche a toucher
Le bleu d'indigo
Du firmament de ton ciel d'amour

Ce gamin contemplant soigneusement
La splendeur de ton jardin
Fleuri de cedres, d'enfants, et de violettes

Manm, je suis plus rien d'autre encore
Plus rien d'autre
Que cette plaie qui attend impatiemment
Le pansement de ta main
Berceuse, gracieuse, et guerisseuse

Ton enfant cheri
Qui laisse tout derriere lui
Pour venir te dire bonne manman .

Frantz le beau

lundi, avril 02, 2007

Merci

Oui
Vraiment
J'ai tout
Constate
Sur le port

J'ai bien vu
La mer
Les bateaux
Les chiens
Et les ombres .

Frantz Le beau

lundi, mars 12, 2007

dependant

Fontainebleau
La fontaine
Je bois l'eau
Comme tout taine

Comme toute plante
Sans racines
Je ris Dante
Et m'incline

Au mole hier
Je riais
Le pre vert
De Rabelais

Lui qui fut
Une merveille
Devolue
A Montaigne

Puis le noir
Tout humide
De ses soirs
D'invalides .

Frantz Le beau

mardi, mars 06, 2007

Esclave des pages retrouvees

Putains des pages lointaines
J'ai pas connu d'autres sorts
La trace de mes grands morts
L'eau pure de leurs fontaines

Pardon tant sur mes levres
Mes yeux brouilles de larmes
Pourtant seuls mes gendarmes
Peuvent attenuer mes fievres

Ainsi je vis ma vie
En rame dans ma geole
Leurs mains sur mon epaule
Mon coeur au grand maquis

Et toi qui m'es pareil
Esclave des pages trouvees
Que la belle envolee
De leurs dieux te conseille .

Frantz Le beau

dimanche, janvier 21, 2007

O Poesie !

J'ai parcouru les monts
Et les fibres de l'esprit
Vers ta definition
Plus rien ne rime ton lys

J'ai beau assassiner
Et le rhum, et le vin
Aux fins de t'inspirer
Plus rien ne rime ton rhin

J'ai beau faire preuve de foi
Sous l'ombre de mes sophismes
Ma plume teintee d'effroi
Plus rien ne rime tes ismes

J'ai beau chercher d'en haut
Ton coeur, et ton essence
Ma tete bourree de mots
Plus rien ne rime ta danse


J'ai beau sombrer mon corps
Dans l'encre de la grammaire
Malgre tout ce decor
Mon corps n'a plus ton air

J'ai beau imaginer
La sphere de ton avenue
Mais puis-je te demander
O Amour ! Qui es-tu ?

Frantz Le beau

jeudi, janvier 18, 2007

La Magistrature

Quand donc la toute mesure
De la magistrature
N'est pas sa belle parure
Que dire de son augure

Quand elle est prise seulement
Sous l'angle de petits clans
Que dire de son jugement
Que dire du malveillant

Quand son imperatif
Est hors de son actif
Que dire du vocatif
Que dire du plumitif

Quand elle ne fait office
Que dans des artifices
Que dire du prejudice
Que dire de ses complices

Quand elle est mise a part
Au loin de tout regard
Ses maux et ses cauchemars
Que de de son pretoire

Quand elle est releguee
Au coin sans equite
Au froid demerite
Que dire de son allee

Quand elle est mise en biere
Sans rien que sa misere
Sinon sa seule grammaire
Que dire de ses arteres

Quand son essence royale
S'oublie dans le partial
Quoi dire au caporal
Quoi dire au general

Quand elle ne s'accommode
A sa robe d'Emeraude
O que dire de ses odes !
O que dire de son code !


Quand elle se definit
Sous l'ombre de " mes amis "
Que dire de son pays
Que dire de sa survie

Frantz Le beau

samedi, janvier 13, 2007

L'indecence

Regardez-vous ?

O freres !

Regardez-vous ?

Vous souriez comme des jouets a bebe
Une chansonnette tissee au fil pourri
Enchevetre de boue et d'inconscience

Vous vegetez dans le noir le plus obscur
La taille de votre misere depasse l'imaginaire
Et vous riez comme des taupes qui ne voient pas leur laideur toute fievreuse

Retirez-vous !

Retirez-vous !

Et

Les salons tombent
Les papiers s'envolent
Les paroles se taisent
Les couronnent s'ecrasent
Les palais s'effondrent

Retirez-vous

O freres !

Les ridicules et les farces fuient comme la glace sur le soleil
Les imposteurs et leurs alliees foutus a tout jamais

Et

Vous comprendrez
Que vous etiez des geants
Des batisseurs
Des lumieres
Des dieux

Qui s'oubliaient trop longtemps

Trop longtemps

Frantz Le beau