vendredi, juin 06, 2008

Une belle créole ... hein !

Waohhh !
On dirait une grappe de rimes féminines
Alignées sous un éblouissant soleil de Juillet
Formant un poème net
Complet
Pur
Dédié au nom chaud de l'été
Ainsi
Tes yeux
Tes seins
Tes hanches
Tes gestes m'imprègnent
Me fascinent
Me comblent
Me capturent
M'arrêtent
M'emprisonnent
Me gagnent

Tu es comme une bougie noire bien allumée
Déposée au milieu des jambes obscures du minuit
Assurant la descente certaine d'une heure du matin
Pour ainsi dire dans de la bonne marmite
Tu saccages tout sur ton passage

Tout !

Quand tu défiles de la sorte
Tu me fais voir mer lune soleil étoiles ... roses
Sous un large ciel de chair vive
Oui
Trop de souffle sous tes pas
Trop de beauté sous ton sourire
Trop de nature dans tes virées

Tu me vibres !

Mais

N'es-tu pas le corpus du monde dont je rêve chaque soir ?

Oui

Dis-moi

N'es-tu pas toi-même vraiment ?

Ma belle créole.

Frantz Le beau

mardi, juin 03, 2008

Je le savais ... déjà

En démarquant la mer
Des mamelles de ma mère
Je les ai vues au port
Et la vie et la mort

Bras dessus bras dessous
Elles m'ont parlé de tout
Des bréviaires mal feuilletés
Des bombes bien étudiées
Des bottes ensanglantées
Des fillettes déflorées
Des gars sodomisés
Des routes entrecoupées
Des fenêtres éventrées
Des villes carbonisées
Des loups desenchainés
Des espoirs enterrés

Des missiles
Des dictats
Des fous
Des extras
Des faux
Des tièdes

Des niais !

Des dieux dévergondés
Des sermons expirés
Du vin empoisonné
Des baisers à soûler
Des âmes bien marchandées
Des caisses vilipendées

Je le savais ... déjà
Elles m'ont parlé de tout et de tout
Oui
De tout et de rien

Et moi pauvre bébé ... ferme
Venant que pour tes chants
Je leur ai dit seulement
Qu'en toi je me referme.

Frantz Le beau

mercredi, mai 28, 2008

Powèm fèt dè pè 2008

Nan zafè bon papa
Mwen pa janm wè konsa
Pase depi jòjya
Rive Kalifònya

Desann anba Mòtonn
Chankre anwo tòtonn
Pran tren al Bilinntonn
Tonbe jouk Wachinntonn

Mache nan soley cho
Men papa m tololo
Al chwe altèlboro
Anpasan Malboro

Pran bis al Dòchestè
Rodaylann nyouamchè
Desann tren al woustè
Pran poto Mannchestè

Pran sobwe pran aywe
Pran avyon fè sa w vle
Papa lejyonnaywe
Pagen konsa souple.

Frantz Le beau

lundi, mai 26, 2008

Assassiné ... mais vivant

Sur les limons maquillés
Déposés sur les velours de l'hyprocrisie
Mes pieds ont glissé hier matin
Bien
Hier matin
Et ce que j'avais craint
A cause de mes enfants trop petits se réalisait
Oui
Voyait le jour

Ils m'ont kidnapé séquestré saisi verrouillé ... mis en cage
Ils ont dépoché tout mon être
Pris mes livres ma plume les photos de mes enfants
Celles de ma femmes et le sourire qui
Comme d'habitude me suivait chaque jour
Ils m'ont tout pris avant de dépiécer mon corps en miettes morceaux

Enfin de compte
C'était fait ... ils m'ont coupé le corps
Oui
Ils m'ont tué ...
Laissant à mes cotés ce petit léger révolver
Le seul que je portais depuis longtemps
Et dans les seins de ma mère
Et dans mes rêves nus
Et dans mes plaintes tardives
Et dans les ghettos froids de mes midis
Et sur les rances de mes matins déréglés
Le seul
Ils me l'ont laissé
Oui
Eux qui après leurs forfaits
Devaient avec les talons de leurs souliers entachés de sang
Retourner chez eux dans la caverne de la honte

Bien entendu je ne sais pas pourquoi
Ils l'ont fait ainsi vu la rage qui les emparaient
Il se pourrait bien qu'il n'y ait pas de place chez eux
Pour ces genres de choses faites
Pour replacer l'homme dans son humanité
Ou bien il me l'ont laissé en cadeau
Juste pour délier le gouffre moelleux de l'espace
Me permettant de faire à bien ma route infinie

oh !
Il a fallu voir tout Ça
Ah ! Ah ! Ah !
Ils m'ont laissé que ce petit poème
Dont lignes se sont désamorcées sous la sueur de mes pores humides
Oui
Celui-là que j'intitulais " Sur le pont de l'amour "
Pendant que j'étais sur le boulevard rimé de la Passion avec mes amis
Seul ce petit poème qu'ils n'ont pas détruit
Seule ma vie qu'ils n'ont pas tuée
Ah ! Ah ! Ah !
Il a fallu voir tout Ça.

Frantz Le beau

vendredi, mai 23, 2008

F♪te des mères à la Dabart en Haiti

Hier soir
Sous une lune bousculée par des nuages éparses
Pendant que des gouttes de pluie s'apprêtaient
A transpercer le toit en tôles d'une maison de mots à Martissant
Et qu'une senteur profonde de chocolat et de pains chauds
Séquestrait déjà toute la salle
Elles étaient plus qu'une cinquantaine de jeunes filles
Issues d'une association de femmes
Célébrant la f♪tes des mères pour les enfants des rues
A m'entendre déclamer "l'éternel poème" de Dabart
Gestes et voix confondus
On dirait que c'était de moi
Que découlait cette si divine inspiration

Des lèvres noires semblables à des caimites des champs lointains
Que déchiraient les griffes des oiseaux voraces
Chaudes comme elles seules
Me couvraient de baisers antillais
Et moi pauvre petit diseur
Conscient du travail de mon auteur
Je demandais à ce qu'on lui donne de loin ses fleurs ... son dû
Et de là elles commenÇaient par chuchoter son nom
Semblable à des hirondelles chantant suavement de leur voix douce
Pour glorifier le vert de la nature

L'ambiance était tellement poétique
Elle me portait à faire abstraction à ce petit écolier
Qui animé par l'envie de voir, de toucher ... oui d'admirer de ses yeux même
Longeait à pieds le béton enflammé du boulevard Hailé Sélassié I
Cette route menant à l'aéroport de Port-au-prince
Dansant sous la musique de la fanfare du lycée
Brulé par le chaud soleil d'un midi d'Avril
A la rencontre de Senghor
Lorsque tout frèle ce jour-là
Noir comme son ombre sous ce soleil qui le grillait
Il le saluait de ses mains toutes petites et tremblantes
Oui le poète-président qui dans la soirée de demain devait
En plein coeur de l'auditorium de l'institut franÇais d'Haiti
Déclamer à haute voix son chef d'oeuvre intitulé "femme nue, femme noire"

ô comme c'est beau lorsqu'on était dehors pour longtemps
Et qu'on apporte de la vie vraie pour les enfants
Oui, des mots qui disent vrai
Des gestes qui montrent clair
Un poème pour leur coeur.

Frantz Le beau

lundi, mai 19, 2008

Nos "papa" femmes et enfants de TBC

De leurs tons de pasteur
On voit l'amour de Dieu
Ces pères qui rivent leurs coeurs
Entiers à ce saint lieu

De leurs sourire de diacres
La vie nous vient en plein
On voit en fait des âcres
De terres fleuries de saints

De leurs chants de croyant
On voit en eux des anges
Surtout quand leurs enfants
S'adonnent à leurs louanges

Ils nous préservent la cour
Quand nous sommes dans l'enceinte
Montrent à nous leur amour
Sans malice et sans feinte

Ils nous raniment ô femmes
Enfants de TBC
Quand bien la neige infâme
Ils donnent à la cour vie

Ils nous conservent la joie
De nos dimanches matins
Pour célébrer la croix
Boussole des pèlerins

Ce soir c'est le jour même
Pour dire le mot chéri
Celui d'un je vous aime
Papa de TBC.

Frantz Le beau

Bonne fête papa

"Ami, à toi je dis un grand merci
Pour tes paroles douces et si gentilles
Homme de bonté et d’une grande sensibilité
Qui trouve toujours les mots justes
Pour mettre du baume au cœur
On ne se connaît pas pour ainsi dire
Si ce n’est par le biais de nos claviers
Qui n’empêche en rien ce lien d’amitié
Car les mots et les pensées n’ont pas de frontières
Et aujourd’hui c’est avec mes faibles mots à moi
Que j’envoie ces quelques pensées vers toi"